3
Aug

Prédiction du Q.I d'un individu sur base de son génome.

L'intelligence est un trait hautement génétique et polygénique, comme la taille. De nombreux gènes sont en jeux, chacun ne faisant varier le résultat final que de quelques points ou de quelques millimètres. Un individu très intelligent aura ainsi une version favorable de la plupart des gènes augmentant l'intelligence.

L'analyse génétique est en plein essor. Des sociétés comme 23andme permettent de séquencer les parties variables de votre génome, et d'autres sociétés comme www.dna.land vous proposent d'analyser, à partir des données brutes disponibles sur 23andme, les versions de gènes (les allèles) que vous possédez pour les gènes impliqués dans l'intelligence générale. A partir de là, ils peuvent estimer votre "Q.I le plus probable". A l'heure actuelle, seule une petite partie de ces gènes a été mise en évidence, de sorte que l'estimation possible est extrêmement peu précise.

Ci-dessous une analyse effectuée par dna.land à partir des données génétiques brutes de 23andme.

La personne séquencée possède une version favorable, augmentant l'intelligence générale, de la plupart des gènes analysés.

Ci-dessous, les 16 gènes pris en compte pour l'analyse. Ils ne sont responsables que d'une petite partie de la variance intellectuelle totale. Les autres gènes sont encore inconnus à ce jour. A noter également: la fréquence de ces gènes varie en fonction de la race des individus (colonne 6). La plus haute intelligence des est-asiatiques, des ashkénazes ou des européens est avant tout due à une plus haute fréquence d'allèles augmentant l'intelligence dans le génome de ces populations.



Avec les avancées en génétique et tandis que de nouveaux gènes impliqués dans les variations intellectuelles seront détectés, cette estimation va devenir de plus en plus précise et la marge d'erreur va se réduire. Il sera possible d'ici quelques années d'estimer avec une relative précision l'intelligence d'un individu sur base de son génome. Ceci sera également très utile pour effectuer une sélection embryonnaire préimplantatoire. Lorsqu'un couple désirera avoir un enfant, une centaine (voire d'avantage) d'embryons à un stade très précoce de quelques cellules seront développés à partir de spermatozoïdes du père et d'ovocytes de la mère. L'ensemble de ces embryons seront rapidement séquencés et celui avec la plus haute fréquence d'allèles augmentant l'intelligence sera sélectionné et implanté dans l'utérus maternelle. Cette procédure permettra d'augmenter significativement l'intelligence de génération en génération.

https://www.intelligence-humaine.com/genetique-intelligence/

6
Mar

Q.I moyen des myopes, emmétropes et hypermétropes.

Une nouvelle étude (Intelligence, 2017) pointe le plus haut Q.I des myopes par rapport aux emmétropes (yeux sans défaut).

Fait intéressant: les hypermétropes de naissance auraient un Q.I moyen en dessous de la moyenne.

Q.I moyen des myopes > emmétrops > hypermétropes

Les yeux ne sont-ils pas le miroir de l'âme ? En tout cas ils sont des extensions du cerveau et ils proviennent, comme lui, de la couche ectodermique au stade embryonnaire. Les myopes ont des yeux trop gros (trop longs) de sorte que l'image se forme en avant de la rétine.
Les emmétropes ont des yeux normaux, et les hypermétropes ont
des yeux trop petits (trop courts), de sorte que l'image se forme à l'arrière de la rétine.
Une hypothèse envisagée est que les mêmes gènes régulent la taille du cerveau et celle des yeux, expliquant la relation entre la myopie et Q.I plus élevé,
et entre l'hypermétropie et un plus bas Q.I. Elle peut également expliquer la corrélation positive entre l'intelligence et la myopie (plus la myopie est importante, plus le Q.I moyen est élevé).

Il est intéressant de noter que la fréquence de myopie congénitale est parallèle au Q.I moyen racial: (1) les ashkénazes ont ainsi la plus haute fréquence de myopie de naissance, suivis par (2) les est-asiatiques puis (3) les européens. Viennent ensuite (4) les nord-africains et moyen-orientaux et enfin les (5) africains.

Quid des variations raciales dans les fréquences d'hypermétropie de naissance ?

"Refractive state, intelligence, education, and Lord's paradox" Intelligence Volume 61, March–April 2017, Pages 115–119.

Voir également "Major Intelligence Gene Tied to Myopia: A Review", Karlsonn Jon L, 2009.

21
Jul

Des tonnes d'ouvrages centraux à télécharger !


Un site danois (le pays du grand Helmuth Nyborg) met à disposition un nombre considérable d'ouvrages et d'études de premiers choix sur le Q.I, l'intelligence, les différences raciales, sexuelles, la géntique, l'évolution... (The g factor, The globall bell curve, Clocking the mind, le gène égoiste...)

Tous les passionnés trouveront là de quoi passer de bien nombreuses heures !

http://emilkirkegaard.dk/books/

25
May

Les gènes de la "torsion dystonia" augmentent considérablement le Q.I.

Les gènes prédisposant à la "torsion dystonia", une variante rare de dystonie retrouvée plus fréquemment chez les juifs ashkénazes (l'ethnie ayant le plus haut Q.I moyen, 110, pertinemment parce que la fréquence des allèles pour une haute intelligence y est plus élevée) augmentent considérablement le Q.I.

La recherche fait état d'un gain de plus de 10 points de Q.I pour les porteurs hétérozygotes (la maladie est dominante, les personnes sont atteintes avec un seul allèle muté). Le Q.I moyen des patients est de 121, contre 111 pour les contrôles.

http://www.examiner.com/article/rare-genetic-condition-linked-with-high-iq

"Unlike most genetic diseases, torsion dystoni is dominant. You only need one copy of the mutant gene to have problems. That also means that any benefit must be large. When a recessive mutation is rare, there are many more carriers than homozygotes, and even a small advantage among heterozygotes can balance serious bad effects in the rare homozygotes. A dominant has to give a hefty advantage, even more so if it has any costs, which the torsion dystonia gene surely does. So if torsion dystonia is [...] [a] hereditary neurological disease [...] [that] pays off in IQ, it must make a big difference, and that difference will probably show up in patients. ( Note that in diseases like Tay-Sachs, nobody even studies carriers. Doctors are not geneticists.) Apparently it does. I found several reports of materially increased IQ among Ashkenazi torsion dystonia patients. . The difference is apparently so striking that it is mentioned in the very first scientific article on the disease, by Flatau back in 1911. Many other physicians made the same observation. And if you think that plenty that being crippled makes you smarter, think again: nobody every said that about polio victims. Roswell Eldridge, in a small group of patients, found that the average IQ was 122, 10 points higher than their controls matched for age, sex, ethnic background, and school (Cochran)"

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