22
Jun

Les hommes ont un Q.I moyen légèrement plus élevé: nouvelles confirmations.

En analysant à la fois les données de neuro-imagerie (RMI) et les données cognitives disponibles chez l'ensemble des participants du "Human Connectome Project" (HCP, 900 personnes), Van Der Linden et al. confirment que les hommes ont une intelligence générale (g) légèrement supérieure aux femmes (1/4 de déviation standard ou 3,75 points de Q.I).

Ce plus haut score est médié par les différences cérébrales entre les sexes. Les hommes ont un cerveau plus volumineux, d'avantage de matière grise, de substance blanche, un cortex plus épais et une surface corticale plus importante. Les femmes ont un ratio de matière grise/substance blanche plus important.

Des corrélations entre intelligence générale et (1) taille totale du cerveau (2) volume intracranien (3) matière grise (4) substance blanche (5) épaisseur cortical et (6) surface corticale ont été retrouvées pour les deux sexe. Une corrélation positive entre intelligence et ratio matière grise/substance blanche n'a été trouvée que chez les femmes.

Cette étude (2017) possède les données en neuro-imagerie (MRI) parmis les plus larges jamais analysées.

Référence:

Van Der Linden D., Curtis S.D. et Madison G. (2017) "Sex differences in brain size and general intelligence (g)", Intelligence.

 

20
Apr

Q.I et développement économique: nouvelles confirmations (2017).

De nouvelles études corroborent le lien étroit entre développement économique et intelligence moyenne de la population (Q.I moyen).

Tableau 1: GDP growth = croissance du PIB

Tableau 2: Développé par Jones et Klenow (2016), l'indice "Welfare growth" n'est pas une mesure des dépenses consacrées aux programmes d'assistance publique, mais un indice empirique combinant plusieurs mesures du bien-être économique.

Hafer, R.W., "New estimates on the relationship between IQ, economic growth and welfare" Intelligence (2017)

 

15
Apr

Laurent Alexandre "Le tabou du Q.I est suicidaire"

Laurent Alexandre est chirurgien-urologue, fondateur du célèbre site Doctissimo et chroniqueur régulier au Monde et au Huffington Post.

Dans l'article qu'il publie dans l'express ce 02 avril 2017, il explique que le tabou du Q.I est suicidaire.

"Parler du quotient intellectuel conduit les bien-pensants à sortir immédiatement la gousse d'ail et le crucifix. Un QI élevé est pourtant la principale défense dans le monde qui vient (...)
Il est illusoire, voire délirant, de penser que les Français auront un avantage dans la compétition mondiale avec des capacités intellectuelles inférieures aux Asiatiques"

Laurent Alexandre explique que le haut Q.I des est-asiatiques fut un élément déterminant dans ce qui a été appelé à posteriori le "miracle économique coréen", le "miracle économique chinois" ou le "miracle économique japonais". Rien d'étonnant pourtant, car l'intelligence moyenne d'une population est l'élément essentiel du niveau de prospérité: le Q.I moyen national corrèle à +0.85 avec l'indice de développement humain.

Le docteur Alexandre ne précise pas que la haute intelligence des est-asiatiques est avant tout génétique; Ces populations ont -comparativement aux européens- une plus haute fréquence d'allèles pour une haute intelligence; un cerveau plus volumineux; un temps de réaction plus rapide.

En réalité ce n'est pas tant le "tabou du Q.I" que celui des différences raciales. Les différences d'intelligence entre populations contreviennent frontalement à l'idéologie égalitariste dominante. Comme le disait le prix Nobel de médecine James Watson dans son dernier ouvrage (2008) "la volonté égalitaire de répartir le pouvoir intellectuel de façon égale entre les populations n'est pas suffisante pour qu'il en soit ainsi".

Tableau ci-dessous pointant les principales différences (notamment cérébrales et intellectuelles) entre africains, européens et est-asiatiques.
Extrait de « Rushton’s contributions to the study of mental ability », Arthur R. Jensen, Personality and Individual Differences, 2012

6
Mar

Q.I moyen des myopes, emmétropes et hypermétropes.

Une nouvelle étude (Intelligence, 2017) pointe le plus haut Q.I des myopes par rapport aux emmétropes (yeux sans défaut).

Fait intéressant: les hypermétropes de naissance auraient un Q.I moyen en dessous de la moyenne.

Q.I moyen des myopes > emmétrops > hypermétropes

Les yeux ne sont-ils pas le miroir de l'âme ? En tout cas ils sont des extensions du cerveau et ils proviennent, comme lui, de la couche ectodermique au stade embryonnaire. Les myopes ont des yeux trop gros (trop longs) de sorte que l'image se forme en avant de la rétine.
Les emmétropes ont des yeux normaux, et les hypermétropes ont
des yeux trop petits (trop courts), de sorte que l'image se forme à l'arrière de la rétine.
Une hypothèse envisagée est que les mêmes gènes régulent la taille du cerveau et celle des yeux, expliquant la relation entre la myopie et Q.I plus élevé,
et entre l'hypermétropie et un plus bas Q.I. Elle peut également expliquer la corrélation positive entre l'intelligence et la myopie (plus la myopie est importante, plus le Q.I moyen est élevé).

Il est intéressant de noter que la fréquence de myopie congénitale est parallèle au Q.I moyen racial: (1) les ashkénazes ont ainsi la plus haute fréquence de myopie de naissance, suivis par (2) les est-asiatiques puis (3) les européens. Viennent ensuite (4) les nord-africains et moyen-orientaux et enfin les (5) africains.

Quid des variations raciales dans les fréquences d'hypermétropie de naissance ?

"Refractive state, intelligence, education, and Lord's paradox" Intelligence Volume 61, March–April 2017, Pages 115–119.

Voir également "Major Intelligence Gene Tied to Myopia: A Review", Karlsonn Jon L, 2009.

28
Dec

Q.I moyens par pays (Science et Vie, janvier 2017).

Dans le "Science et vie" de ce trimestre (jan-fév-mar 2017), dossier spécial "Qu'est-ce que le génie ?".
A la page 29 du dossier, on retrouve le tableau du Q.I moyen par pays avec la référence... Lynn et Vanhanen.

11
Dec

Corrélation positive entre taille de la pupille et intelligence.

Les individus plus intelligents ont une plus grande pupille, ceci même en condition passive « de base ».

Ceci serait en lien avec l'activité du locus coeruleus (LC) et du système noradrénergique (LC-NS pour Locus Coeruleus Norepinephrin System). La taille de la pupille est généralement une bonne estimation de l'activité du LC. Le LC, qui a des projections dans l'ensemble du cerveau et du système nerveux central, relache de la noradrénaline ce qui permet de faciliter la captation des informations sensorielles importantes et la suppression des réponses à des stimuli peu importants.

Un déficit du LC-NS mène a des troubles cognitifs et de l'attention.

Ci-dessous, taille de la pupille en fonction du Q.I (facteur g).


pupille intelligenceRéférence: Tsukahara J.S et al. (2016) "The relationship between baseline pupil size and intelligence", Cognitive Psychology 91, 109–123.

30
Oct

Différences raciales dans les gènes de l'intelligence.

Une étude toute récente publiée dans la revue Intelligence s’est penchée sur l’ensemble des variations génétiques augmentant l’intelligence découvertes à ce jour, mises en évidence par GWAS (Genome Wide Association Study, permettant la mise en lumière de nombreux variants génétiques différents impliqués dans un trait phénotypique).

L’étude a évalué ensuite les différences raciales dans la fréquence de ces allèles, et a montré qu’elles étaient parallèles aux différences de Q.I entre populations; En d’autres termes, les races à Q.I plus élevé ont effectivement une fréquence supérieure d’allèles augmentant l’intelligence dans leur patrimoine génétique (tableau ci-dessous).

intelligence alleles

AFR pour africains, AMR pour amérindiens, ASN pour asiatiques de l’est, EUR pour européens et SAS pour asiatiques du sud et nord-africains.

Si on prend en considération l’ensemble des variants génétiques augmentant l’intelligence mis en évidence à ce jour, ces allèles sont plus fréquents chez les asiatiques de l’est (Q.I moyen de 105), suivis par les européens (Q.I moyen de 100). Les amérindiens (AMR, Q.I moyen de 86) et les asiatiques du sud et nord-africains (SAS, Q.I moyen de 84) ont une moindre fréquence et les africains sub-sahariens ont la plus basse fréquence de ces allèles.

La fréquence de ces variants génétiques augmentant l’intelligence est donc en concordance avec l’intelligence moyenne des populations.

L’étude estime également plus précisément les fréquences de ces allèles pour différent pays et montre le lien étroit entre le Q.I moyen national et la fréquence de ces allèles dans la population.

intelligence genes national

Fig. 2 et Fig. 1 ci-dessus extraites de « A review of intelligence GWAS hits: Their relationship to country IQ and the issue of spatial autocorrelation » Intelligence 53 (2015) 43–50.

25
Sep

Les bébés avec une plus grosse tête sont plus intelligents.

Les bébés avec une tête plus grosse sont plus intelligents "The independent", 19 septembre 2016.

Rien de nouveau, étant donné la corrélation positive entre la capacité cranienne et le Q.I (corrélation moyenne de +0,45).

Les bébés avec une plus grosse tête sont en moyenne plus intelligents et ont plus de chances d'obtenir un diplome universitaire.

Pour rappel, les africains donnent naissance à des nouveaux-nés avec un volume cranien plus petit. Ils ont d'ailleurs un pelvis plus étroit.

rtyu
Image extraite de "Progressive changes in brain size and musculo-skeletal traits in 7 hominids populations", human evolution, vol. 19, n°3, 2004.

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