30
Oct

Différences raciales dans les gènes de l'intelligence.

Une étude toute récente publiée dans la revue Intelligence s’est penchée sur l’ensemble des variations génétiques augmentant l’intelligence découvertes à ce jour, mises en évidence par GWAS (Genome Wide Association Study, permettant la mise en lumière de nombreux variants génétiques différents impliqués dans un trait phénotypique).

L’étude a évalué ensuite les différences raciales dans la fréquence de ces allèles, et a montré qu’elles étaient parallèles aux différences de Q.I entre populations; En d’autres termes, les races à Q.I plus élevé ont effectivement une fréquence supérieure d’allèles augmentant l’intelligence dans leur patrimoine génétique (tableau ci-dessous).

intelligence alleles

AFR pour africains, AMR pour amérindiens, ASN pour asiatiques de l’est, EUR pour européens et SAS pour asiatiques du sud et nord-africains.

Si on prend en considération l’ensemble des variants génétiques augmentant l’intelligence mis en évidence à ce jour, ces allèles sont plus fréquents chez les asiatiques de l’est (Q.I moyen de 105), suivis par les européens (Q.I moyen de 100). Les amérindiens (AMR, Q.I moyen de 86) et les asiatiques du sud et nord-africains (SAS, Q.I moyen de 84) ont une moindre fréquence et les africains sub-sahariens ont la plus basse fréquence de ces allèles.

La fréquence de ces variants génétiques augmentant l’intelligence est donc en concordance avec l’intelligence moyenne des populations.

L’étude estime également plus précisément les fréquences de ces allèles pour différent pays et montre le lien étroit entre le Q.I moyen national et la fréquence de ces allèles dans la population.

intelligence genes national

Fig. 2 et Fig. 1 ci-dessus extraites de « A review of intelligence GWAS hits: Their relationship to country IQ and the issue of spatial autocorrelation » Intelligence 53 (2015) 43–50.

7
Aug

DUF1220 est linéairement associé à l'intelligence !

Duf1220 est une variation génétique de type "CNV" (copy number variation), à savoir une séquence génétique qui se répète dans le génome (sur le chromosome 1 pour être précis). Le nombre de répétition de cette structure dans le génome semble associé linéairement à l’intelligence, ceci aussi bien dans une perspective évolutive inter-espèce (les homo sapiens ont le plus grand nombre de copie DUF1220, plus de 260) que dans une perspective intra-espèce (les homo sapiens plus intelligents ont un plus grand nombre de DUF1220 dans leur génome).

"DUF1220 copy number is linearly associated with increased cognitive function as measured by total IQ and mathematical aptitude scores" , Human Genetics, , Volume 134, Issue 1, pp 67–75.

Tableau ci-dessous: perspective évolutive et comparaison du nombre de DUF1220 par espèce.

duf1220

On ne sait pas encore énormément sur cette variation génétique (on en saura certainement beaucoup plus dans quelques années) mais il est très probable que le nombre de répétition DUF1220 varie entre les populations humaines. Ainsi, les africains, qui ont en moyenne un cerveau de plus petite taille, 1280 cc et un Q.I moyen de 80, ont probablement un nombre moindre de répétition DUF1220 sur leur chromosome 1 que les européens (1369 cc et un Q.I moyen de 100), et ces derniers ont probablement moins de répétition DUF1220 sur leur chromosome 1 que les asiatiques de l'est (1416 cc et 106 de Q.I moyen).

A vrai dire, il est probable que la fréquence de DUF1220 soit fortement corrélée aux différences raciales de Q.I et de volume cérébrale (tableau ci-dessous extrait de "Le quotient intellectuel, ses déterminants et son avenir", 2009, sous la direction de Serge Larivée, université de Montréal). 

race brain


L'avenir nous dira quoi, mais Helmuth Nyborg évoque déjà cette hypothèse

 

6
Aug

Le lien entre intelligence et longévité est largement génétique.

Il existe une corrélation fortement positive entre intelligence et longévité, les plus hauts Q.I tendent à vivre plus longtemps (voir Q.I et longévité sur le site intelligence-humaine.com).

Cette corrélation est principalement génétique. En fait, les gènes impliqués dans une plus haute intelligence sont également responsables d'une augmentation de la longévité.

"The finding of common genetic effects between lifespan and intelligence has important implications for public health, and for those interested in the genetics of intelligence, lifespan or inequalities in health outcomes including lifespan"

"The association between intelligence and lifespan is mostly genetic" Int. J. Epidemiol. Advance Access published July 26, 2015.

longevité

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